Trois étudiants, un garage et 62 millions levés : la start-up qui affole la place
Ils ont refusé deux offres de rachat américaines. Leur pari : rester en Suisse coûte que coûte.
Par Aline Poretti

Le tour de table a été bouclé en onze jours. Soixante-deux millions, sans céder le contrôle : rare en Europe.
Leur produit ? Un moteur de vérification de documents qui repère les falsifications avec une précision annoncée de 99,2 %.
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Le choix de rester
Deux groupes californiens ont proposé un rachat. Les fondateurs ont refusé, invoquant la proximité des laboratoires universitaires et la confiance des clients européens.
Ils embaucheront 90 personnes d'ici dix-huit mois, dont 40 ingénieurs formés localement.
Le revers de la médaille
La pression est énorme : les investisseurs attendent une multiplication par cinq de la valorisation en trois ans. « On dort peu », concède la CEO, 27 ans.



