Le vernissage qui a fait basculer toute la scène artistique romande
Une galerie bondée, une œuvre décrochée en pleine soirée et un collectionneur furieux : la nuit dont personne ne parle officiellement.
Par Iris Chappuis

Six cents invités, trois cents verres cassés et une œuvre retirée du mur avant même le discours d'ouverture. Le vernissage de la rentrée a viré au feuilleton.
En cause : un tableau vendu deux fois, à deux collectionneurs différents, à quinze jours d'intervalle. L'un des deux l'a appris sur place, coupe à la main.
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Un marché sous tension
Les prix de l'art contemporain romand ont grimpé de 22 % en trois ans. Avec eux, les pratiques opaques : réservations verbales, options qui s'éternisent, factures antidatées.
Tout le monde connaît les règles. Personne ne les écrit.— Un galeriste lausannois
La galerie visée parle d'une « erreur administrative ». Les deux acheteurs, eux, ont mandaté des avocats.
Ce que ça change pour les artistes
Derrière les egos, ce sont les créateurs qui trinquent. Plusieurs jeunes peintres réclament désormais des contrats écrits et un pourcentage garanti sur la revente.



