Fromage d'alpage : la relève manque et les caves se vident
Des meules d'exception, des acheteurs du monde entier… et presque plus personne pour monter à l'alpage. Reportage.
Par Marc Oberlin

Dans la cave, 1 400 meules dorment sur des planches d'épicéa. Chacune vaut plus de 900 francs. Et pourtant, l'homme qui les retourne chaque jour n'a pas de successeur.
Cent jours d'alpage, sept jours sur sept, pour un revenu qui dépasse rarement celui d'un employé de bureau. L'équation ne convainc plus les vingtenaires.
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Une filière sous tension
Un quart des exploitations d'alpage n'a aucune solution de reprise à cinq ans. Les organisations professionnelles parlent d'un risque « patrimonial autant qu'économique ».
Certains cantons testent des primes à l'installation et des logements rénovés en altitude. Les premiers retours sont encourageants, mais insuffisants.
Le pari du haut de gamme
Vente directe, affinages longs, marchés d'exportation ciblés : quelques familles s'en sortent très bien. À condition d'être aussi bon commerçant que fromager.



